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Shooting ou tournage : louer ou acheter les vêtements ?

Sur un shooting publicitaire ou un tournage, une part importante du budget stylisme se joue sur une question simple : d'où viennent les vêtements ? Location, achat neuf, seconde main, prêt de marque ou retour en boutique : chaque option a ses avantages, ses contraintes et son coût.

Tout part du brief

Le choix dépend d'abord de ce que l'image doit raconter. Un personnage ancré dans une époque, une marque à mettre en avant, une silhouette très neutre ou au contraire très marquée : les sources ne sont pas les mêmes. Le nombre de rôles, de changements et de doublures compte aussi. Une pièce qui doit être salie, mouillée ou abîmée à l'image ne se loue pas.

La location

Costumiers, loueurs spécialisés, collections de stylistes : la location donne accès à des pièces d'époque, des uniformes, des costumes difficiles à trouver ailleurs. Elle est précieuse pour les projets historiques ou très typés. Ses limites : les tailles disponibles, les délais, les cautions, et l'obligation de rendre la pièce dans l'état où elle est partie.

L'achat neuf

Pratique pour les basiques, les tailles précises et les pièces qui doivent être parfaites à l'image. Certaines boutiques acceptent les retours après le tournage, ce qui allège la facture. Mais tout ne se retourne pas, et un vestiaire entièrement neuf manque souvent de vécu : un personnage crédible porte rarement des vêtements sortis du carton.

La seconde main

Friperies, dépôts-ventes, plateformes, stocks personnels : la seconde main apporte ce que le neuf n'a pas, une patine, une époque, une singularité. Pour des personnages des années 90 ou 2000, c'est souvent la source la plus juste. Elle demande du temps de recherche et une bonne connaissance des tailles, mais elle permet aussi de garder les pièces pour d'autres projets.

Le prêt de marque

Pour certaines campagnes, des marques ou des showrooms prêtent des pièces en échange d'un crédit. Utile quand la mode est au cœur de l'image, moins adapté quand il s'agit de construire un personnage du quotidien. Les conditions sont strictes : délais de retour, assurance, aucune retouche.

Anticiper le budget

Un budget stylisme se construit en trois postes : les pièces elles-mêmes, les frais annexes (pressing, retouches, coursiers, cautions) et le temps de recherche. Prévoir une marge pour les doublures et les imprévus de dernière minute évite les mauvaises surprises la veille du tournage. Après le plateau, le retour des locations et des pièces retournables fait partie du travail : c'est souvent là que le budget se récupère.

En pratique, un mélange

La plupart des projets combinent plusieurs sources. Un costume loué, une chemise achetée neuve en deux tailles, des accessoires chinés, une veste issue d'un stock personnel. Le rôle du styliste est de trouver le bon équilibre entre justesse de l'image, budget et contraintes de plateau. Pour le métier dans son ensemble : ce que fait vraiment un styliste sur un shooting publicitaire.

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